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23 abril Néfertiti dans un violon.57ème voyage :En ce moment, j'ai des envies de voyages. Des VRAIS. Mais on se contente de ce que l'on a en attendant des jours meilleurs. J'ai donc décidé de partir loin, très loin, vérifier que le dessin-animé français se porte bien. La dernière fois, avec Azur et Asmar, j'en avais pris plein les mirettes ; alors rebelotte, direction de l'autre côté de la Méditerranée. J'ai atterri en Egypte. Une Egypte rêvée, fantasmée, stylisée, lyophilisée. L'Egypte de La reine soleil. Ce n'était pas un pur hasard. Quand on vit avec une Egyptomane (Egyptowoman, ça marche aussi), tous les prétextes sont bons. A l'arrivée, quelle déception ! Pourtant, le film a mis tous les atouts (tant khamon) de son côté : un scénario en bloc de marbre inspiré par Christian Jacq (après Gavalda et Werber, il ne manquait plus que lui ! On reste entre "bookbusters"...), une musique agréable comme une felouque glissant sur les eaux du Nil (et signée Didier Lockwood) et une animation rivalisant sans problème avec les studios Mickey. Alors... Alors ? Ben rien, justement. On nage en plein Dallas, sauf qu'on est à Thèbes, que Jock Ewing s'appelle Akhénaton, qu'il est un peu resté trop longtemps au soleil et que ça a tapé bien dur sur son crâne en peau de fesse. Du coup, il a viré sa femme qui Au final, ça ressemble à la bande-dessinée Papyrus, mais en moins bien. Et puis, c'est peut-être un effet de la chaleur, mais j'y ai vu trop de points communs avec Les mystérieuses cités d'or, tandis qu'une séquence rappelle étrangement Les aventuriers de l'Arche perdue. Donc rien de nouveau sous La reine soleil. On y baille un peu comme un crocodile repu. Pas de quoi se faire découper en quatorze (ou seize) morceaux et disperser à travers l'Egypte.
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