Cinéphage Fogg さんのプロフィールLes voyages de Cinéphage...フォトブログリスト ツール ヘルプ

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3月5日

Crazy Kung Fu.

 
Les arts martiaux à la sauce québécoise, c'est imparable. La preuve ici : http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=46
 
Un énôôôôôôôôôrme merci à l'indispensable Zabouchka pour le lien.
Et une dédicace spéciale à Spoogue et Glou Glou... pour les souvenirs ! ^_^
 
Sayonara !
 
Fogg-san.
2月27日

Le syndrome Lugosi.

 
Quelqu'un d'entre vous se souvient-il de Bela Lugosi (gosi ahreu ahreu) ?
Naaaaaaan, c'est pas un joueur de foot, tas d'incultes !
Ce fut l'un des premiers interprètes à l'écran d'un célèbre vampire, dans les années 30-40. Ce rôle lui a tellement collé à la peau qu'on a prêté à Lugosi toute une ribambelle de troubles psychologiques, comme de dormir dans un cercueil et de vivre dans l'obscurité... Légende ou réalité, on s'en fout comme de notre première canine : Lugosi est devenu le symbole de ces acteurs qui se laissent tant enfermer dans leur rôle qu'ils finissent par ne plus savoir qui ils sont en réalité (exception faite de Leonard Nimoy, le comique aux grandes zoreilles, qui, dans un moment de lucidité, a publié une biographie sobrement intitulée I am not Spock... Si ça ce n'est pas de la culture...).
 
Bon, je vous sens perplexes. Tout ce blabla historico-cinématographique pour en arriver où ?
 
Ben vouâlâ : I am not Cinéphage Fogg.
 
Et en ce moment, c'est tragiquement vrai. Plus le temps d'aller au ciné. Pourtant, ce ne sont pas les tentations qui manquent ! J'irais bien voir si La môme arrive à me tirer une larme ou si La vie des autres vaut son Oscar du meilleur film étranger. Et pour contre-balancer ces efforts naintellectuels, j'irais bien me taper de bons gros nanars, comme je pressens que le sont Taxi 4 et Ghost Rider. Mais aaaaaaaargh ! PAS LE TEMPS !!! Rattrapé que je suis par des kilomètres de choses complètement inutiles à faire quand même (à commencer par mon boulot) et par ma boulimie d'activités que je n'arrive décidément pas à gérer (en dépit de ce que j'assure à qui veut l'entendre).
 
Bref, c'est la cata.
 
Même plus une minute pour mettre en dessin quelques petites idées qui me trottent dans la tête. Et, de toute façon, j'éprouve une certaine honte à meubler mes trahisons de cinéphile par de pauvres gribouillages ou de fort pratiques extraits de films volés sur Youtube ou Dailymotion.
 
Cinéphage m'a TUER.
 
Comme dirait l'autre.
 
Quatre-vingt films ? Eh ben, mon colon, on n'est pas arrivé ! Et j'ai tant d'autres choses à raconter, à dessiner, à photographier... que le brumeux Fogg m'étouffe. D'autant qu'msn est tellement interactif qu'à part quelques habitués, quelques fidèles que je bénis jusqu'à la vingtième génération de leur descendance, personne ne s'offre le luxe de me gratifier d'un commentaire. Alors, où qu'y sont passés tous ces braves gens qui peuplent mes statistiques ? Rebutés par le fait de devoir s'inscrire ? Je les comprends. Note pour plus tard : ne pas reprendre un hébergeur aussi accueillant qu'une porte de prison (et croyez-moi, je sais de quoi je parle).
 
Voilà. Je ne lâche pas mes voyages, parce que je suis têtu et que j'aime aller au bout de ce que j'entreprends. Disons simplement que je me sens un peu à l'étroit. Partout. Faut que je fasse un régime. Et que je retrouve le chemin de mon cinoche. Parce qu'en ce moment je n'ai plus ma petite étincelle dans les yeux (et je n'aime pas ça). La preuve :
 

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Cinétruc Machinchose. 
2月22日

Le petit monde des Borrowers.

 
Incroyable ! Les Lilliputiens existent ! En voici un exemplaire : il s'appelle Amillia, nous vient de Floride, pèse 280 grammes et mesure 24 cm, soit à peine plus qu'un stylo bille. (En même temps, c'est pratique, pas besoin d'acheter des couches quand un simple kleenex suffit !)
 

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Amillia a, en effet, décidé qu'au bout de vingt-et-une semaines et six jours de grossesse, elle avait assez embêté sa maman. Et tant pis si, plus tard, à l'école, on l'appelle la Schtroumpfette ou Tom-Poucette...
Bon, alors, qui dit mieux ? A quand la grossesse ramenée à douze semaines ?
(Crébillon, je sais ce que tu vas me dire, alors : NE LE DIS PAS !... Pense à ton devoir de réserve !)
 
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas une raison pour ne pas prendre les choses avec humour...
 
2月21日

Mon (Fol) Oeil, ouais !!!

 
Suite à une érudite discussion avec mes amis bretons de la Spoogue family à propos de notre passion commune pour le petit binoclard balafré qui fait de la magie, j'ai décidé de prendre ma reconversion en main et je suis allé m'inscrire à Poudlard. Je serai magicien, ou RIEN !
Comme tout élève, j'ai donc passé l'épreuve du Choixpeau magique. Et ce grand comique m'a envoyé à... Serpentard !!!
Zut, flûte, encore un échec !
 

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Cinéphage Fogg, gentleman majaxien.
2月5日

Y a des malades...

 
Lu dans le courrier des lecteurs du Téléramouille de cette semaine :
 
"Je suis sûr d'une chose, c'est de rester longtemps un abonné de Télérama, ne serait-ce que pour le plaisir de n'être pratiquement jamais d'accord avec vos critiques de films."
 
Fayot-maso, va !
 
1月31日

L'attaque des clowns.

 
On s'en doutait un peu, mais on ne savait pas à quel point les Etats-uniens sont en avance sur la question des bidouillages ogémo-génético-biologiques. La preuve en images :
1月25日

Corsaire (de famille).

 
A l'occasion de la sortie de L'île aux trésors (qualifié de "désastre" par Studio, eh, eh, eh), j'ai fait part de mon hypothèse d'avoir été moi-même pirate dans une autre vie...
Apparemment, il s'agit d'un atavisme qui se transmet de génération en génération.
La preuve en image avec mon filleul, le redouté Kilian des Caraïbes !
(Et une vieille photo de son parrain, à l'époque où il était encore un peu marin...)
1月23日

Comprends pô...

 
Décidément, les voies de la recherche sur le ouèbe me laissent perplexe. Figurez-vous qu'il y a un type qui est tombé ici après avoir tapé ça :
 
 
Franchement, je ne sais pas comment je dois le prendre (si ce n'est avec une paire de grosses pincettes).
1月22日

Super zéro !

 
Un petit test fort sympathique a confirmé mes pires craintes : je suis un mutant, croisement improbable entre un homme-araignée (au plafond) et une femme-chat (échaudée). Bonjour l'angoisse. Moi qui espérais me situer davantage du côté de l'homme-chauve-souris...
Apparemment, je suis un peu vert aussi.
 
Pour le plaisir, je vous livre le résultat complet du test...
 

You are Spider-Man

Spider-Man


70%

Catwoman


70%

Hulk


60%

Green Lantern


60%

Batman


55%

Iron Man


55%

Supergirl


42%

Wonder Woman


42%

Superman


40%

The Flash


40%

Robin


32%

You are intelligent, witty,
a bit geeky and have great
power and responsibility.

Click here to take the "Which Superhero are you?" quiz...

1月2日

L'heure des bilans.

Escale bilantatoire et néanmoins mathématiquatoire :

Vus en 2006 : quelques 61 films (à la le-louche). Bon bilan, bonne moyenne, merci la carte illimitée...

Bon, évidemment, sur 61, il y a du déchet, notamment Underworld 2 et Mission impossible 3 (gros déchets, genre radioactifs). Quelques ovni aussi, comme Wu Ji, la légende des cavaliers du vent. Le souvenir de bonnes siestes, avec par exemple La planète blanche. Et tout ce qu'on va oublier très vite (Camping, Un automne à Paris, Short Bus...).

Mais il y eût également des moments magiques (Volver, April snow), un chef-d'oeuvre (Munich), une belle surprise (Slevin) et tout un tas de bons films qui referont la joie des soirées dvd (OSS 117, Les brigades du Tigre, V pour vendetta, Pirates des caraïbes 2...).

Nous en sommes donc arrivés à la 36ème étape de ces voyages cinématographiques. Plus que 44 avant de plier boutique et de jouir d'un repos bien mérité, puisque, je le rappelle, le concept de ce carnet tient en 80 films. Après : rideau ! Mais bon, nous n'en sommes pas là.

En attendant, encore toutes mes excuses à ces malheureux bloggeurs qui arrivent fréquemment ici en espérant trouver d'exotiques et authentiques récits de voyages et doivent être fort déçus en constatant que les miens ne sont que virtuels... Allez les gars, sans rancune, hein ? La même chose pour ceux qui tapent "Monica Bellucci nue", mais ceux-là, c'est bien fait pour eux, na !

Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

Bloavez mad d'an holl (en breton dans le texte).

 
Trois bonnes raisons pour lesquelles 2007 devrait être un peu moins pire que 2006 : Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Pirates des caraïbes 3, et... euh... ah... merde.
Bon, ben bonne année quand même.
 
Fogg
10月25日

Rectificatif (eh, tondu !)

 
Je voudrais m'excuser platement auprès des personnes qui, régulièrement (à moins que ce ne fusse toujours la même ?), tombent sur mes modestes chroniques après avoir consciencieusement tapé "Edwige Fenech" sur Google. Tout cela à cause de l'un de mes commentaires, dans lequel je ne résistais pas à la tentation d'un jeu de mots douteux.
Oui, oui, pardon à vous, chers fans de cette monumentale actrice qui fut à l'affiche de films aussi indispensables qu'oscarisables comme Les folles nuits de la Bovary ou Le con et la flic chez les poulets.
Cela méritait bien - je crois - ce billet. Justice est rendue.
 
 
Cinéphage Fogg, gentleman repentant (en emporte le vent).
8月31日

Dernières séances...

Carnet (de voyage) noir :

 
Une vieille étoile d'Hollywood s'est éteinte. Sans bruit. A 90 ans. Joli score. Elle s'appelait... Glenn Ford.
Difficile de passer à côté de cette "gueule", comme on dit au cinéma. On ne compte plus ses ouesternes (en français dans le texte). Moi, je retiendrai La ruée vers l'ouest. Allez savoir pourquoi...
Mais il y a eu Graine de violence, Gilda, Paris brûle-t-il, La bataille de Midway. Il est même allé jusqu'à traîner ses santiags dans le premier Superman, où il jouait le papa de Clark Kent. D'ailleurs, on le voit en photo, dans un cadre, sur la cheminée, dans le consternant Superman returns. Un hommage avant l'heure.
De mémoire, des géants d'Hollywood ne restent plus que Kirk Douglas (qui, paraît-il, tremblote un peu) et Charlton Heston (qui s'est taillé une bad bad réputation en soutenant publiquement le lobby des armes aux Etats-Unis).
Une page se tourne.
 
"C'était la dernière séquence
C'était la dernière séance
Et le rideau sur l'écran est tombé..."
 
So long, cow-boy.
 
Cinéphage Fogg, gentleman illimité.
8月7日

Pendant ce temps-là, au Liban...

Un peu de sérieux...

"La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique." (Pascal)

A l'heure où l'on se massacre joyeusement dans ce qui fut jadis l'un des berceaux de la Civilisation, nombre de commentaires fleurissent sur les blogs. Souvent passionnants, justifiés, argumentés. Parfois de parti pris ou orientés. Rarement gratuits. Fréquemment inquiets ou révoltés. Jamais inutiles. Et lorsque je lis ces échanges - dont le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont animés - je me trouve bien petit, futile avec mes gribouillis pseudo-cinématographiques et mes calembours à un centime d'euro. Oui, mais...

Ceux qui me connaissent savent que j'ai vu ma part de misère en ce monde. J'ai bien failli y laisser mon pauvre sens de l'humour et ma santé. Alors depuis : "Je m'efforce à rire de tout pour ne pas avoir à en pleurer". Ces mots de Beaumarchais, grand insolent comme je les aime, résonnent sans cesse dans mes oreilles. Ce n'est plus une idée, c'est une ligne de conduite. Prendre cela pour de l'indifférence serait une belle erreur. Comment rester indifférent ? Alors qu'ici on a du mal à avoir un enfant, là-bas ils les tuent. Une part de mon sang, de mes racines, bouillonne à la vue de ce misérable gâchis. Même la mer, cet élément qui m'est si cher et qui n'a rien demandé à personne, subit une nouvelle fois les conséquences de la bêtise humaine.

Pour autant, j'ai choisi de garder ce que j'en pense pour moi. Réserve, pudeur, lâcheté même, appelez cela comme vous voudrez. J'ai décidé de parler du quotidien à travers le grand écran. C'est ce que d'aucuns appelleraient une ligne éditoriale. Mais parfois la réalité rejoint la fiction, et réciproquement...

J'ai eu une grosse angoisse hier en relisant un extrait d'interview de Susan Sontag dans Télérama, en avril 2003 :

"Le 11 septembre a ouvert toutes les portes. Je crois que nous sommes dans une situation radicale, d'ici cent ans, quand on reparlera de l'époque que nous vivons, on dira que la guerre en Irak marque la fin de la république et le début de l'empire."

Sous-entendu le début d'un empire colonial états-unien.

En lisant ces quelques lignes, une séquence de film m'est revenue brutalement en mémoire. Une musique aussi. Nous sommes à la fin de Star Wars épisode 2 : L'attaque des clones. Absurde référence me direz-vous ? Peut-être. Peut-être pas. Le chancelier, démocratiquement élu mais futur empereur quand même, regarde, satisfait, embarquer des milliers de soldats clones pour aller claquer le beignet aux vilains séparatistes qui veulent n'en faire qu'à leur tête et être indépendants (du moins sur le papier). Sourire ravi du mielleux chancelier-maître-du-monde-empereur, qui a bien précisé auparavant qu'il avait le respect de la république et la passion de la démocratie (ben voyons...). Le même qui dira dans l'épisode suivant que la création de l'empire garantira à tous la paix et la sécurité. Brrrrr... Dans cette scène finale, le sénateur Organa, qui s'est opposé au recours à la guerre, baisse la tête (et les bras) d'impuissance. On pourrait mettre des noms (de personnes ou d'états) derrière ces personnages. On peut aussi regretter que nos cousins d'outre-Atlantique ne sachent pas tenir compte des mythes qu'ils créent et dont ils inondent la planète.

Franchement, ça fout les jetons. Si on est capable de l'imaginer au ciné, pourquoi ne voit-on rien venir, ma soeur Anne, dans la réalité ? Et à ceux qui pressentent, on rétorque qu'ils sont alarmistes, pessimistes, ignorants des VRAIES réalités de ce monde. Et quand elles nous pèteront à la tronche, ces réalités, on dira quoi ? Comme en 40 ?

Pierre Dac avait pris le parti d'en rire. Il n'en a pas moins été l'une des voix de Radio Londres...

 

Cinéphage Fogg, gentleman énervé.

8月3日

Enfer et damnation !!! (Horrorus et putrefactionum)

Relâche (et les chiens !) :

Tout frétillant que j'étais après m'être délecté de Johnny-s'en-va-en-mer, j'ai failli laisser passer cette info affolante : c'est Heath Ledger qui interprètera le Joker dans le prochain Batman ! Aaaaaargh, j'en ai presque avalé mes lunettes !!! Heath Ledger !!! Pas possib', c'est une plaisanterie, un truc des producteurs pour faire peur aux fans, et j'va m'réveiller bientôt.

Mais non, c'est vérifié, juré, craché, signé même. Jack Nicholson doit se retourner dans son placard ! Non mais j'vous l'demande : Heath Ledger... Face à Christian Bale... Vous l'imaginez, ce freluquet, parvenir à sortir correctement : "Mais où trouve-t-il ses fantastiques jouets ?" Je vais m'exploser la râte à force de me gondoler.

Franchement, un Heath Ledger, c'est bon à froncer les sourcils devant Mel Gibson, à se casser la gueule en se prenant pour un chevalier ou à servir la soupe à Matt Damon dans un Terry Gilliam. C'est surtout très bon pour jouer les minets chez Ang Lee. La rumeur nous avait laissé entendre deux possibilités intéressantes : Steve Buscemi ou Robin Williams. Il y avait de quoi se frotter les mains. A la limite, on m'aurait dit Jude Law... ou même Adrian Brody...  Mais, enfin, merde, Heath Ledger... le JOKER !!!???

C'est trop pour moi, je retourne me coucher.

 

Cinéphage Fogg, gentleman écoeuré (de campagne).

 

7月27日

Je l'aurai un jour, je l'au-rai ! (Pad'televisium, pad'chocolatum).

Arrêt télé :

 

Vous souvenez-vous de cette pub pour des couches-culottes qui avait ce slogan admirable : "Même mouillés, ils sont secs" (les bambins, probablement) ? Eh ben, en ce moment, c'est plutôt l'inverse dans le chaudron strasbourgeois (comme un peu partout ailleurs si j'ai bien compris) : même sec (au départ), on est franchement mouillé (à l'arrivée). Mais il y a pire :

Je n'ai pas la télévision.

Ce n'est pas du snobisme, ni un côté bobo mal géré, mais tout simplement une vieille peur : celle de ne pas pouvoir décrocher des cent-soixante chaînes que me proposent divers opérateurs à grand coup de ristournes et autres avantages fabuleux. Peur de toujours trouver un truc fascinant à me mettre sous les yeux et à devenir télévisioïnomane. Et puis ce n'est pas comme si je n'avais RIEN : entre l'ordi pour les dvd et la carte illimitée pour le cinoche, je ne suis pas en manque. Et pourtant...

Pourtant, depuis que je fréquente assidûment la blogosphère, je m'aperçois que j'en râte, des supers programmes, surtout à cette époque-ci de l'année ! Merdum, merdare, merdarorum !!! Pour s'en convaincre, il suffit de lire le résumé des premiers épisodes du Maître du Zodiaque, dans le blog de PBE : http://20six.fr/paleblueyes/art/1279445/OK_J_RACONTE_

et http://20six.fr/paleblueyes/art/1284676

puis chez Anakin : http://letube.canalblog.com/archives/2006/07/25/2351544.html

Et je n'oublie pas la télé-réalité ! Rhâââââââ, voui, y a ça aussi !!! Apparemment, cette année, c'est aussi gratiné que les précédentes. J'en veux pour preuve le compte-rendu fidèle que m'a fait une amie (qui ne l'est pas moins) de ce monument télévisuel qu'est L'île de la tentation :

"Je trouve que c'est une des émissions les plus trash et les plus pourries qui existe, mais qu'est-ce que c'est bon! Je te rassure, je ne suis pas trop adepte de ce genre de truc d'habitude, mais là.... c'est du très grand art! Les candidats sont d'une stupidité sans fond, les tentatrices sont certes belles (enfin bien foutues) mais te font te sentir digne du prix Nobel d'intelligence (des fois qu'il existe), et les tentateurs sont beaux (enfin bien foutus), mais ont un QI d'artichaud (trop cuit). Vu au 112e degré, c'est à mourir de rire. Avec mon copain, on est fans [...] des répliques d'anthologie : "Shanice elle est trop bonne!", "La vérité, y'a trop de filles par ici!", "Si mon mon mec fait trop d'approchement vers une fille (sic), je serais trop malheureuse parce qu'il est tout pour moi" (ben ma pauvre, fallait rester chez toi)! Voilà, au terme de l'heure et demie que ça dure, on est certes un peu abrutis (le taux de connerie/minute est quand même inhabituellement élevé pour nos petits cerveaux privilégiés, ça fait mal à la tête), mais tu te sens hyper intelligent, ton couple te semble stable et mûr, et tu te dis qu'il ya des gens qui sont vraiment moins aidés que nous. [...] La phrase d'hier soir : "Sandra maintenant, elle m'inspire du dégoument (sic)". Allez, une deuxième pour la route "Au coeur de la nuit torride du Mexique, Harry succombe à la tentation". "

Shakespearien, n'est-il pas ? En plus, il paraît que ces pignoufs, en guise d'introduction (sans mauvais jeu de mots), sont allés vertement voler au grand Oscar (Wilde) une citation tirée du Portrait de Dorian Gray : "Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder". Je les hais.

Amour - Haine ; il n'y a vraiment qu'un pas.

Non, vraiment, je ne saurais me passer plus longtemps de ces instants touchés par la grâce cathodique.

 

Cinéphage Fogg, gentleman privé de télé.

7月26日

Le molaire de la peur.

Escale technique :

 

A force d'ingurgiter des tas de trucs - tout ça parce que les toubibs ont repéré un machin pas net qui traîne dans ma carcasse - je finis par ne plus savoir si je possède une bouche ou un hall de gare. Et vas-y que je t'y mets des pilules, et vas-y que je t'y colle des espèces de gel bien gluant, et vas-y que je t'y enfonce des tuyaux. Marre. Marre d'être pris pour Nono le petit robot. Un de ces jours, y m'feront bouffer des clous à moi aussi. Et, au final, des pissenlits par la racine...

Je le sentais sale, mon hall de gare. Grosse envie de nettoyage de printemps qu'on n'a pas eu. Besoin de jouer les écuries d'Augias dans mon appareil buccal. J'ai donc décidé d'aller chez le dentiste. La dernière fois que j'en ai vu un, je n'avais pas encore le bac, c'est dire si ça ne date pas d'hier. J'en ai donc choisi un au pif dans le bottin, et je suis tombé sur une. Contact sympa au téléphone. Un sacré accent "halzacien". C'est drôle, au bout d'un moment on dirait presque du québécois. Ce doit être sa façon de parler.

Bon, donc, j'y vais d'un pas résolu, mais méfiant tout de même. Après tout, c'est un arracheur de dents. Je m'attends à tomber sur un Mengele en jupon. Je sonne.

Quelle n'est pas ma surprise quand une charmante brunette vient m'ouvrir la porte. Très charmante même. Dans sa tenue d'une blancheur virginale, on dirait une apparition céleste. J'ai l'impression d'être devant un épisode de Drôles de dames. Il fait déjà très chaud, mais là je me liquéfie. Soudain, panique : je repense au sketch d'Alex Métayer, au fameux filet de bave qui ne vous rend pas sexy du tout. Tant pis, trop tard pour reculer. Présentations timides. Je m'introduis dans son cabinet. Cosy (fan tutte, évidemment).

Et me voilà sur le billot. Pardon, sur le fauteuil, veux-je dire. La gargue grande ouverte. Et j'entends au-dessus de moi des phrases bizarres : "On a ceci sur la 14", "Vous avez cela sur la 27", "Tiens, il y a un chose sur la 21". On se croirait au PMU. Sur le coup, je me dis qu'elle est en train de faire son tiercé. Mais non, elle parle bien de mes dents. Et de me démontrer, avec force explications, dessins, planches et schémas l'étendue de mon infortune. Elle part dans une logorrhée épique (et colegram). Ce n'est plus une dentition, c'est un champ de bataille. Ce n'est plus une visite de routine, c'est une saga, c'est les Nibelungen !!! C'est fou ce qu'elle ressemble à Lynda Lemay quand elle parle comme ça.

Donc, il y a du boulot. Ben tiens. Mais comme elle était si bien partie dans sa conférence explicative, je n'ai pas osé lui dire que c'est un peu normal, vu qu'il y a une bonne quinzaine d'années que je n'ai pas croisé un de ses collègues. Bien sûr, on ne va pas tout faire aujourd'hui. Pis d'abord il fait trop chaud. Alors on va faire simple. "Simple"... Avec ce qu'elle a dit avant, ça me laisse rêveur. Elle attaque.

Je suis bien vite revenu à la réalité. Ou plutôt à un remake. Celui de la scène où Laurence Olivier joue les bons dentistes pour extorquer des renseignements à Dustin Hoffman, dans Marathon man. Pareil. Avec les bruitages en dolby suround. Tiens, c'est mon sang qui part dans son espèce de lavabo...

Est-ce un effet de la chaleur ? Je suis victime d'un mirage : ma séduisante praticienne ne m'apparaît plus toute de blanc vêtue, mais dans un tailleur gris de la Wehrmacht. On dirait la méchante dans Hellboy ! Je délire ; je suis tombé aux mains des nazis ! Et là, j'ai la musique de L'armée des ombres qui s'insinue dans mes oreilles, couvrant le bruit des appareils de torture. Vous savez, ce thème flippant qui a servi de générique aux Dossiers de l'écran et qui a terrorisé des armées de marmots avant qu'ils ne soient envoyés au lit (merci, Monsieur Jammot, merci). Je revois Jean-Pierre Cassel menotté sur une chaise dans un bureau de la Kommandantur. Melville était vraiment un génie, me dis-je en glougloutant le contenu d'un gobelet d'eau pas fraîche. Et c'est reparti.

Elle, avec un ton badin, me raconte sa vie. De temps en temps, elle me pose une question. Espère-t-elle vraiment que je vais répondre avec tout l'attirail qui déborde de mes lèvres ? Je tente bien quelques "Gnnnouuui" et "Gnnnnnnnnon" désespérés, par politesse. Et puis ça se termine aussi subitement que ça a commencé. On prend rendez-vous pour la suite une prochaine fois. Ca y est, elle m'adore, elle veut déjà qu'on se revoit. Fou que je suis, je la remercie ! J'arrive en pleine forme buccodentaire, je repars avec l'Etna dans la bouche, ET JE LA REMERCIE !!! 

Je rentre chez moi, avec la déagréable impression d'être le personnage principal de La chambre des officiers, et d'avoir un trou béant à la place du maxilaire inférieur. Chic, je vais pouvoir demander une carte d'ancien combattant ! Mais je me ravise. Que sont mes petits problèmes orthodontaires à côté de ce qui se passe ailleurs ? Aujourd'hui j'ai vu des photos du gâchis libanais sur le blog de Pale Blue Eyes. Des photos à ne pas mettre devant tous les yeux. Pas assez d'adjectifs pour qualifier ça, comme d'habitude. Finalement, c'est bien d'avoir mal aux dents ; je n'ai de toute façon pas le coeur à rire.

 

Cinéphage Fogg, gentleman édenté.

7月25日

Mako moulu.

Halte nécrologique :

 

L'acteur Mako est mort vendredi dernier d'un cancer de l'oesophage. Je ne l'ai appris qu'aujourd'hui, et fortuitement encore ! Décidément, on me cache tout, on me dit rien. Pourtant, Mako aura laissé traîner sa "gueule" (comme on dit au cinéma) dans bon nombre de films états-uniens, et pas toujours des meilleurs...

Je ferai donc, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, l'impasse sur ses mémorables apparitions dans des films aussi inoubliables que Robocop 3, Sidekicks ou Highlander III (il devait avoir un truc chamanique avec le chiffre 3). Pas indispensable non plus de rappeler son interprétation de l'amiral Yamamoto dans Pearl Habor...

En fait, dès qu'Hollywood avait besoin d'un acteur nippon (ni mauvais, ouais, ouais, je sais, facile...), on pensait à Mako. Touchant plutôt sa bille en arts martiaux, il avait fait copain-copain, dans les années 60-70, avec Bruce Lee, Steve McQueen et Chuck Norris (chassez l'intrus). On l'a donc souvent cantonné (celui qui a dit "comme le riz ?", il sort, merci) à des films d'action de série B.

Pourtant, au milieu de son improbable filmographie, on trouve quelques perles, à commencer par le chef-d'oeuvre de Robert Wise, La canonnière du Yang-Tsé, dans lequel il interprète le touchant Po-Han, le protégé de Steve McQueen. En 1975, il est à l'affiche du film de Sam Peckinpah Tueur d'élite. Vingt ans plus tard, il donne de la consistance à M. Shimazaki dans Crying Freeman, sous la direction du français Christophe Gans.

Mais le film qui l'a sans doute le plus fait connaître, c'est Conan le barbare de John Milius (heu-reu-se-ment il y a Milius, Miiiiilius !) en 1982. Il y joue Akiro, un sorcier hagiographe un peu barré, et donne ainsi au film ses (rares) notes de gaité et de folie. Il remettra d'ailleurs le couvert un an plus tard dans le désastreux Conan le destructeur.

Ces dernières années, Mako se faisait plus rare au cinéma, préférant la télévision. L'âge aidant, ses rôles étaient plus posés. On a ainsi pu le voir dans Sept ans au Tibet et Mémoires d'une geisha.

Avec Mako disparaît un second rôle incontournable. Si, je vous assure. D'ailleurs, ça m'étonnerait que vous ne l'ayez pas déjà croisé sur le petit écran, car Monsieur y était régulièrement invité. Et je vous ficherais même mon billet que vous avez déjà vu sa silhouette sèche et son faciès ridé au détour de Magnum, Wonder woman, Walker Texas ranger ou Charmed...

Sayonara, Mako-san.

 

Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

7月21日

La fable du petit oiseau.

Anec(anti)dote :

 

Il est arrivé un soir de la semaine, en traître, genre "tu m'as pas vu venir mais je suis là quand même" : le bon vieux coup de blues des familles. Tenace. Pour rien en plus ! Mauvais effet de la canicule (comment veux-tu ?). C'est idiot mais l'océan me manque. La Bretagne aussi (évidemment). Et je vois défiler les jours sur le calendrier sans y apercevoir la moindre de chance de revenir - même brièvement - au pays. Amzer gaoc'h, l'Alsace se transforme en fournaise ! Mes carottes sont cuites.

Mon vieux copain Shakespeare est venu poser une spectrale main amicale sur mon épaule, susurrant ces vers qu'il avait écrits pour Macbeth : "Quand une situation est au pire, il faut qu'elle cesse ou qu'elle se relève". Un vrai pote, le Willy, toujours le mot pour rire. Alors je me suis relevé et j'ai décidé, abruptement, de me repasser un ouestern. J'en ai pris un au hasard : Mon nom est personne. Plus à l'ouest que terne, celui-là. Bon. Comme il n'y a pas d'effort intellectuel particulier à faire, je sais que ma soirée n'est pas totalement foutue.

Ca commence comme tous les ouesterns-spaghettis-bolognaise (sauf que moi j'avais tout faux parce que j'engloutissais une pizza aux fruits de mer) : une scène de trois kilomètres de long, un son plaintif qui se répète, des sales gueules et un type qui arrive, après avoir été trèèèèèèèèèès longtemps attendu... On devine que les trois types ne sont pas là pour lui payer un whisky. Deux secondes plus tard : un coup de feu et trois cadavres. Et la musique d'Ennio Morricone. C'est téléphoné, faxé, mailé, textoté. Gros comme un château de la Loire. J'adore.

Et puis il y a Henry Fonda, regard bleu, casaque verte. Le vieux cow-boy solitaire, sur le déclin, un peu aigri et un peu miro. En face, Terence Hill, regard océan, casaque blanche dégueu. Le minot, horripilant de prétention mais pas manchot pour autant. Entre eux, "cent-cinquante fils de putes déchaînés chargeant à bride abattue". Mathématiquement, c'est jouable. Ca ne fait que cinquante cartouches maxi.

Mais il y a, dans Mon nom est personne, un moment à part, presque décalé. C'est la fable du petit oiseau. Si, je suis sûr que vous la connaissez ! "Personne" la raconte mieux que moi, mais je vais essayer de la faire courte. Ca raconte l'histoire d'un petit oiseau tombé du nid en plein coeur de l'hiver. Il a froid, il a peur, il piaille. Arrive une vache, par les cris alertée, qui considère le frêle volatile avec compassion, soulève la queue et lâche une belle galette fumante sur le piaf. Celui-ci, bien au chaud et bien peinard, sort la tête et recommence à gazouiller, encore plus fort. C'est alors qu'arrive un vieux coyote. Il extrait le petit oiseau de sa bouse, l'essuie délicatement... et n'en fait qu'une bouchée. Moralité : ceux qui te mettent dans la merde ne le font pas toujours pour ton malheur, et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur ; mais surtout ceci : quand tu es dans la merde, tais-toi.

J'en prend note.

 

Cinéphage Fogg, gentleman illimité.