Cinéphage Fogg's profileLes voyages de Cinéphage...PhotosBlogLists Tools Help

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    September 16

    Ceux qui restent sur leur faim.

    72ème voyage :

    Dans le film d'Anne Le Ny, Ceux qui restent ce sont Bertrand (Vincent Lindon) et Lorraine (Emmanuelle Devos), deux êtres un peu à la dérive, ayant chacun un conjoint atteint d'un cancer. Evidemment, c'est ce qui va les rapprocher. Evidemment, ils vont se trouver. Evidemment, ils vont finir par se "réconforter" mutuellement. Evidemment, on verra les seins d'Emmanuelle Devos, et, évidemment, les fesses de Vincent Lindon. Evidemment, ce film ne sera pas inoubliable.

    Bin non, ce n'est franchement pas un chef d'oeuvre. Pourtant, on sent qu'il y a une volonté de "bien faire", mais ça ne suffit pas.

    Vincent Lindon joue bien (non, ce n'est pas du deuxième degré pour une fois, je le pense), sans trop d'excès, même s'il marmonne de plus en plus. J'avais, d'ailleurs, deux ancêtres derrière moi qui n'arrêtaient pas de se demander l'une l'autre et à haute voix : "Qu'est-ce qu'il a dit ?"
    Je vais zapper sur la prestation d'Emmanuelle Devos parce que, décidément, j'ai un problème avec cette actrice.

    Sinon, le ton est assez juste dans la première partie du film. Si le sujet est grave, on se surprend tout de même à sourire parfois. Mais la seconde partie est décevante. Elle part dans plusieurs directions incertaines, insistant lourdement sur le thème de la culpabilité puis du sacrifice dans lequel s'englue le personnage de Bertrand. On nage dans la mélasse.
    Et ce qui m'a gâché pas mal le film, c'est une post-synchronisation déplorable qui ruine totalement certaines scènes.
    Et j'ai même pas pleuré. Pas une scène pour m'arracher la moindre petite larme. Pfffff...

    En sortant de la séance, je repensais au superbe film coréen April snow. Et je me suis dit que Ceux qui restent est un film sans âme.

    Pas de quoi nous donner envie de rester, finalement.

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    September 04

    Antonio Vivelavie, ça pionce à Venise.

    71ème voyage :

    Mea culpa. Mea maxima culpa.

    Oui, je l'avoue, j'ai été attiré par les fastes de la cour des Doges, par le mystère des masques et le romantisme des gondoles. Et je suis donc allé me perdre dans Antonio Vivaldi, un prince à Venise, biographie bâclée et assommante signée Jean-Paul Guillermou. Et ça, ça ne s'invente pas... 

    Voilà effectivement un film qui s'enfonce lentement dans la lagune de l'ennui.
    Tout y est minimaliste : le jeu des acteurs, les décors, les maquillages, la figuration, les propos... jusqu'à l'intérêt même du film.
    Non content de nous y imposer des scènes sans envergure ni cohérence, on nous inflige le jeu laborieux d'acteurs (dont certains épouvantablement doublés) qui ânonnent des textes mal écrits.
    Ce n'est plus Venise, c'est l'Atlantide !
    AU SECOURS !!!

    Surnagent au milieu de ce Titanic visuel les moments de folie mal canalisés (heureusement !) des deux Michel : Serrault et Galabru. Un soulèvement de paupière tout de même pour la scène du dîner chez l'ambassadeur de France, avec le pétage de plomb complice de Michel Serrault et Bernard-Pierre Donnadieu (formidable acteur, malheureusement trop rare).

    A part la musique, les costumes et les cannes, il n'y a rien à sauver, donc, de ce malheureux Vivaldi qui n'avait rien demandé à personne. Et il faudra rappeler à monsieur Guillermou-du-genou cette évidence : ne fait pas Amadeus ou Tous les matins du Monde qui veut. 

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité, bientôt arrivé.

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