Cinéphage Fogg's profileLes voyages de Cinéphage...PhotosBlogLists Tools Help

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    July 25

    Harry Potter et l'Ordre du raccourcix.

    67ème voyage :

    Et de cinq !

    Je suis en effet allé voir le cinquième épisode des aventures du jeune sorcier binoclard et scarifié, qui a bien des tourments avec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, mais dont on peut tout de même dire qu'avec sa tronche de hareng pas frais, on comprend qu'il soit légèrement en colère parce que ça ne doit pas être évident pour emballer les filles (les vraies, hein, pas Bellatrix Lestrange, ce clone dégénéré d'Amélie Nothomb ou de la fiancée de Frankenstein).

    Bref.

    On commence à sentir approcher la fin. En tout cas, celle de la saga littéraire, ayé, c'est chose faite. Comme je suis un peu meilleur dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare, je vais attendre la version frenchie pour me délecter de l'épilogue. Enfin, "épilogue"... Il semblerait plutôt qu'on s'achemine vers une énorme boucherie, et mes tripes commencent déjà à faire des triples noeuds. Pour autant, cette  sourde inquiétude ne touche pas que le livre. Aussi, revenons-en au film.

    Donc, le défi mathématique du réalisateur David Yates était somme toute assez simple : comment résumer en deux heures et de la poudre de cheminette un pavé de 1031 pages ?
    Réponse : EH BIN Y PEUT PAS !
    Il y a donc eu tranchage, troncage, retirage, raccourcissage, et au final il ne reste plus grand'chose d'une oeuvre pourtant très riche. A trop couper, on finit avec un moignon ; n'importe quel chirurgien militaire vous le dira !
    Du coup, certaines scènes tombent carrément à plat, voire virent à l'anecdote un peu hors-sujet : les cauchemars de Harry, son intrusion dans la mémoire de Rogue, les Sombrals... Autant d'éléments importants qui sont traités par-dessus la jambe de bois de Maugrey Fol Oeil. D'ailleurs, l'Ordre du Phénix apparaît plus ici comme un club de vacances pour sorciers que comme un groupe de résistance. Embêtant. Quant à la relation entre Harry et son parrain - très forte dans le livre - elle se limite un peu ici à "Bonjour, passe-moi le sel." Regrettable.

    Pourtant, le film règle (involontairement ?) un problème : dans le livre, la partie qui se passe au début square Grimmauld est un peu longue. Réduite, elle passe mieux et l'on arrive plus rapidement à Poudlard.
    De même, c
    ertaines scènes demeurent sympathiques, comme la sortie des jumeaux Weasley ou le voyage en balai la nuit au-dessus de Londres.
    Et puis il faut reconnaître qu'à force, le casting des seconds rôles est un concentré de la crème des acteurs britanniques : Ralph Fiennes, Gary Oldman, Alan Rickman (je l'adore ; on le voit trop peu), Maggie Smith (de plus en plus parcheminée), Michael Gambon (qui peine encore à faire oublier Richard Harris), Emma Thompson, David Thewlis, Brendan Gleeson, Robbie Coltrane, Imelda Staunton, Helena Bonham-Cater, Jason Isaacs, Fiona Shaw... Seul manque cette fois-ci à l'appel l'inénarrable John Cleese, alias Nick-Quasi-Sans-Tête. Mais du coup les performances de ces acteurs chevronnés (qui se sont pour certains déjà croisés sur des films de Kenneth Branagh, Tim Burton ou  Ridley Scott) relèvent souvent les prestations boiteuses ou hésitantes des premiers rôles.

    Cette étrange alchimie donne au final un film pas désagréable à regarder, même si, pour un fan, on a davantage l'impression d'assister à la bande-annonce géante du bouquin.
    A lire, donc.

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

    PS : Pendant que je laissais ce blog vivre sa vie, Monsieur Spacemsnmachinmesroupettes en a lâchement profité pour changer quelques éléments de l'interface. Et hop ! Comme par magie je me retrouve avec des trucs en plus, ou en moins. Par exemple, je ne peux plus réduire la taille des images. Vous serez donc condamnés à vous les farcir EN GROS, jusqu'à ce que je trouve une solution. Ahlala, la défense contre les forces du Mal ne laisse aucun répit ! 

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    (Cinéphage Fogg fait des étincelles...)

    July 11

    McClane et le boeuf.

    66ème voyage :

    Bon, pour commencer, je sens qu'il va falloir que j'explique le brillant jeu de mot qui tient lieu de titre.

    McClane, c'est Bruce Willis dans Die Hard 4 : Retour vers l'enfer. Pour ceux qui viendraient à peine de sortir de l'abri anti-atomique dans lequel ils auraient été enfermés depuis 1988, je rappelle le processus scientifique connu sous le nom de "principe Die Hard". Au commencement était un film : Piège de cristal. Un putain de bon film d'ailleurs, surtout quand on se replonge dans le contexte de l'époque, alors que le mythe du pauvre type embarqué à son corps défendant dans le sanglant mic-mac d'un affreux complot terroriste était encore une (relative) nouveauté. Donc, un jour, débarqua sur les écrans l'inspecteur John McClane et le monde en fut notoirement bouleversé.Car John McClane a une particularité qui le rend épuisant : il ne veut pas mourir. Cela arrangerait tout le monde (les terroristes, les scénaristes, l'acteur principal...), mais non, il ne veut pas. Décidément pas. Là où un être humain normalement constitué serait déjà mort un petit milliard de fois (d'ailleurs, à force, on ne compte plus les morts dans cette série, parce que les autres, eux, mordent la poussière normalement), il y a John McClane. Incassable, le Johnny. 

    Pour les suivants, il a fallu faire preuve d'imagination, parce qu'il y avait de moins en moins de piège et plus du tout de cristal. On nous a donc pondu un Cinquante-huit minutes pour vivre moyen-bof et un Une journée en enfer assez enthousiasmant. Mais pas facile de voir une saga dans tous ces titres différents. Du coup, pour le quatrième, on revient au générique, comme pour les médicaments, et il est sobrement baptisé Die Hard 4 : Retour en enfer.
    Hélas McClane, comme son interprète, commence à se faire vieux. Et le concept a fait long feu. Il fallait le faire remonter sur le ring une dernière fois, comme Rocky Balboa. Et y mettre le paquet. Un bouquet final en quelque sorte. Si pour James Bond c'était Jamais plus jamais, là, ça vire au "Toujours plus toujours". Tiens, en passant, autre comparaison avec James Bond : la mode des Yamakazi. Il y en avait déjà un au tout début du gerbatoire Casino Royale, et voilà que Die Hard s'en paie un aussi dans le rôle d'un mercenaire de service. Fin de la parenthèse bondissante.
    Je ne vois donc que la volonté d'en finir qui puisse expliquer que les producteurs aient choisi pour réalisateur le boeuf parfait : Len Wiseman, le tâcheron qui avait déjà commis Underworld, épisodes 1 et 2, et qui rien que pour cela devrait être interdit de caméra à vie.

    On pouvait donc décemment imaginer que cette fois, John McClane ne s'en remettrait pas. Bin si. Et hauts les mains, même ! Avec son éternel sourire en coin, sa morgue (et la manie d'y envoyer ses ennemis), ses réparties à deux balles de 22 long-riffle, sa lubie de se coller du sang partout et ses répliques-cultes ("Yipee-Ki-Yay, pauvre con !"), il passe toutes les épreuves.
    D'ailleurs, on est en droit de se demander si Die Hard n'est pas le creuset d'une expérience scientifique (d'où le "principe" édicté plus haut) qui vise à balancer un quidam sur les murs, à le faire tomber de tout ce qui se trouve en hauteur, à le brûler, à l'écorcher, à le trouer de partout, etc. pour voir ce qu'il peut advenir. Et que croyez-vous qu'il advienne ? Bin il sauve le Monde. Enfin, les-US-donc-le-Monde. C'est mathématique. L'Américain moyen, pas maso pour deux dollars, plus il s'en prend dans la cafetière, plus il pense à sauver le Monde. CQFD. On a tout une conception du film français à revoir avec ça !

    Bon, bon, allez, je vais faire plaisir à ceux qui me reprochent de parler trop négativement des films : j'ai bien aimé Die Hard 4. C'est rythmé, drôle, plaisant, et on passe un bon moment. On ne voit d'ailleurs pas défiler les 2h20. Pour autant, ne me demandez pas de vous expliquer la conspiration, je n'y ai globalement rien pigé, et sincèrement je m'en moque comme de ma première kalashnikov.
    Comme d'habitude, c'est le quatuor McClane / le vilain / le membre du clan McClane / le mec qui passait par là qui est vraiment intéressant. Et il fonctionne plutôt bien, même si madame a été remplacé - divorce oblige - par la fifille (l'une des nunuches de Boulevard de la mort), on y gagne. L'affreux s'en tire pas trop mal, même s'il n'arrive pas à la cheville d'Alan Rickman ou de Jeremy Irons. Quant au faire-valoir, l'idée d'associer au vieux flic ronchon un ado hacker qui parle en geek donne matière à des scènes réjouissantes.

    Cet enfer-là, ma foi, n'est pas si désagréable. (Surtout grâce à l'éphémère présence de l'actrice Maggie Q - transfuge de Mission impossible 3 - qui a décidément un joli petit... nez.)

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    (Les nouvelles aventures de Tif et Tondu !)

    July 09

    Satrapi qui croyait prendre.

    65ème voyage :

    Ayant réussi à combler tant bien que mal l'abyssal retard qu'était le mien, je me suis offert le luxe d'aller voir un film de moins de deux mois. Et j'ai décidé de frapper fort : je suis allé voir Persepolis. Frapper, oui, c'est bien le terme qui convient.

    Je m'explique.

    Je connaissais déjà la bande-dessinée de Marjane Satrapi. Son humour. Son dessin simple, mais pas simpliste. J'avais vu la bande-annonce. Rien ne semblait donc pouvoir me surprendre. Mais c'était sans compter sur cette persepolissonne de Marjane.
    De son la simplicité de son dessin en noir et blanc (intelligemment saupoudré de tâches de couleur) se dégage une atmosphère tantôt lourde, tantôt légère, souvent deuxième degré, apte à provoquer aussi bien le rire que les larmes.
    J'avais également un peu peur des voix. Pas de celle de la grande Danielle Darrieux, mais plutôt de celles de "La fille de..." Chiara Mastroianni et de notre Knacky nationale : Catherine Deneuve. Nouvelle surprise : le casting fonctionne impeccablement, et donne plus de profondeur aux personnages.
    Enfin, je savais bien qu'il fallait s'attendre à une critique de la révolution iranienne et pourtant, là encore, j'ai été surpris. Certes, il y a un parti-pris, celui de l'expérience vécue et des souvenirs. Mais la façon de raconter, la liberté de ton et la vérité des personnages finissent par happer le spectateur complice pour en faire un témoin, presque un confident. Du coup, on est davantage touché par ce qui se passe à l'écran, et c'est en cela que le film est (aussi) une réussite. On pense voir une comédie, et on se prend une claque. Et la baffe finale laisse un peu k.o., avec un drôle d'arrière-goût dans la bouche, comme si, nous aussi, on venait d'abandonner un pays.

    A en juger les éloges que j'ai entendues ici et là, je crois que nous sommes quelques-uns à être frappés de satrapisme convergent.

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    (Satrape-moi... si tu peux)

    Boulevard de la mort : Un film Grossebouse.

    64ème voyage :

    Ce n'est pas nouveau : Tarantino est une énigme. Pas seulement cinématographique, mais ici on se limitera à ça, c'est déjà pas mal. Pourtant, on sait qu'il aime les nanards, on sait qu'il voue un culte aux séries Z (et encore, parcequ'il n'y a plus de lettre après !), on sait qu'il réussit à réunir des castings improbables pour des films qui ne le sont pas moins... et à chaque fois, on se fait avoir.

    Ce fut mon cas avec le dernier en date : Boulevard de la mort : Un film Grindhouse. La sombre histoire d'un malade en auto qui prend son pied à écraser les jeunes sottes états-uniennes qui, elles, ne pensent qu'à boire et b...
    Mad Max, à côté, c'est du Kubrick.

    C'est un film... comment dire ?... Canada dry. Il a la couleur d'un film de série Z, le goût d'un film de série Z, bref il ressemble à un film de série Z... et ça tombe plutôt bien puisque C'EST un film de série Z. Mais pas dans notre monde à nous. Dans un univers parallèle, un truc d'une autre dimension ou d'une autre réalité. Un monde où Tarantino ne serait pas un extraterrestre capable de mettre en présence un psychopathe du pauvre avec un troupeau de pétasses à grosses lèvres, conversation limitée et jambe (très) légère. Un monde où l'on ne fait pas un long métrage en scotchant deux moyens bout-à-bout. Un monde où l'on ne manie pas une caméra comme si c'était une tronçonneuse.
    Dans le rôle du psychopathe motorisé, on a déterré Kurt Russell. Ou du moins un clone d'Alain Delon vieux qu'on essaie de nous faire passer pour Kurt Russell. Finalement, c'est le côté plutôt sympa du film, cette résurrection. Mais pour le reste, pas de miracle. On assiste, stupéfait, à un joyeux mélange entre Duel et Shériff fais-moi peur, avec la désagréable impression de passer à côté d'une palanquée de références au cinéma Z américain. Le tout enrobé une sauce bavarde un peu lourdingue, qui frôle l'indigestion. Bof.

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    (Femmes au volant...)

    2x3 pour le prix d'1.

    62ème et 63ème voyages :

    Après Pirates des caraïbes 3 et Ocean's 11 3, j'ai décidé de poursuivre dans la thématique chiffrée en allant voir Spiderman 3 et Shrek... euh... le troisième. D'abord, pour Shrek, c'est quoi ce titre à la con ? "Le troisième" !? Pourquoi pas "le deuxième plus un" ? Ou  "presque le quatrième" ? Ouais, enfin, bon, on ne va pas tortiller du popotin, je suis donc allé voir Shrek 3. Voilà, et puis c'est tout. Et comme je suis un peu charrette, je vous fais un joli package, comme sur certains DVD, deux films pour une seule (looooongue) chronique.

    A tout seigneur tout honneur, commençons par l'insecte. Quoi, "rhôôôôôô!" ? Ce n'est quand même qu'une araignée, ne l'oublions pas !
    Spiderman 3 donc. Deux plus un, lui aussi. Même si le film n'est pas tout-à-fait déplaisant et même si on aime les super-héros (parce qu'ils sont jeunes, qu'ils sortent du commun, qu'ils ont un POUVOIR, une identité secrète et souvent un costume ridicule, parce qu'ils n'ont pas trop de difficulté à emballer les filles), il faut bien reconnaître que cet opus (ô puce ?) ne révolutionnera pas le genre.
    Peter Parker a légèrement pris le melon depuis le film précédent, il nous joue la crise d'adolescence en mode "bad guy" à cheveux gras et mèche tombante sur un air de "Noir c'est noir". Mais qu'on se rassure, il est toujours aussi niaisou, comme le prouve la scène du pont, à l'intensité dramatique insoutenable. Là, l'illustration sonore aurait pu être "Avec mon p'tit bouquet j'avais l'air d'un con", sans problème. Et pour qui se prend-il pour The Mask, le cousin Peter ? Eh voui, pour la toujours aussi tarte et exaspérante Mary-Jane (un peu garce aussi, d'ailleurs).
    Donc, rien de nouveau.
    Pas plus avec le faux méchant interprété par un James Franco aussi subtil que Rantanplan mais qui nous refait très bien le coup du Bouffon vert, avec des sourcils très très bien froncés. On sent l'Actor studio...
    Mais ne caricaturons pas tout, il y a quand même de bons moments qui font (presque) oublier que le film est un peu long. Les effets sonores, par exemple, sont très réussis. En tout cas, ils maintiennent éveillé. Le personnage du patron de Parker, J. J. Jameson, et la traditionnelle apparition de Bruce Campbell font passer de bons moments. L'Homme-sable est plutôt réussi, il aurait presque mérité d'être le seul méchant du film, d'être un peu plus développé et non de se voir transformé en Bibendum chamallow dans le combat final.

    Donc, si l'on fait abstraction de ces quelques détails, de l'horripilante manie de coller le drapeau US en arrière-plan sur plus de 50% des images et d'une morale finale à deux balles (du genre "Sois gentil, parce que si t'es vilain, c'est mal ; t'auras pas de bons points, tu brûleras en enfer et tu pourras pas épouser la pénible de service"), Spiderman 3 se laisse regarder. Avec - ô joie ! - la quasi certitude d'avoir un numéro quatre, puisqu'on nous amène tout doucement, et sur un plateau, le personnage du Lézard. Chouette, on n'a pas fini d'être envahis par les insectes !

    Mais changeons de gabarit et passons au géant vert. Avant d'y passer, du reste, j'ai dû me farcir pour la deuxième fois la pub Société générale, oui, la séquence super énervante avec le zob sur pattes (il faudra que je la trouve sur Youtube celle-là, histoire que je puisse vous l'infliger aussi, y a pas de raison).
    Finalement, après avoir survécu à la réclame, j'ai eu le droit de voir Shrek 3, prisonnier d'une salle bondée de chiards, vacances obligent. D'ailleurs, je me demande encore ce qu'ils foutaient là, les marmots, parce que Shrek, ce n'est carrément PLUS pour eux ! D'abord il y a les super jeux de mots que les moins de vingt ans ne peuvent pas comprendrrrrreuh (par exemple : "les rats de marais", uh uh uh !), et ensuite il y a la petite centaine de références à des émissions des années 80 (L'île aux enfants, Hong Kong Fou Fou, L'homme qui valait trois milliards, etc.).
    Quant aux personnages principaux (Shrek et Fiona), ils sont un peu là pour servir la soupe à d'autres personnages bien plus intéressants : le Chat botté est délicieux, Merlin est une réussite en vieillard sénile à robe de chambre, chaussettes et sandales, et le Roi grenouille est à mourir de rire (mon seul regret est de n'avoir pas vu la version originale, car j'imagine que la voix de John Cleese doit rehausser la performance).
    Pour le reste, ben le côté conte de fée "alternatif" en a pris un coup. Il n'y a plus la surprise du premier, ni le côté poil à gratter du second. La trame de fond est plate comme de l'eau de source, et il faut forcer sur la dose de gags pour animer tout ça. Et j'ai une grosse inquiétude pour l'avenir : deux suites sont prévues. Mais avec quoi ? Les enfants de Shrek et Fiona (avec ceux de l'âne et du dragon, bonjour l'équipe !) ? Et avec quelle base ? Vu qu'ils ont gratté les fonds de tiroir en pillant les légendes arthuriennes, que leur reste-t-il à se mettre sous la dent ? Grimm, Pérault, Andersen, tout y est passé... Alors quoi ? Les contes de Canterbury ? Marie-Rose et la forêt magique ???

    Naaaan, ils vont sûrement trouver un truc génial et c'est tant mieux. Oui, j'essaie de me persuader, et alors ? En attendant, vous pouvez aller voir Shrek 3, il risque fort d'être le dernier bon film de la série.

    Promis, pour conjurer la malédiction des 3, j'irai très vite voir Die Hard 4 et Harry Potter 5 ; ça vous va ? En attendant, soyez sages et ne vous prenez pas trop pour des super-héros.

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    (Renversant, non ?)