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    June 29

    Par-delà les Ocean's...

    61ème voyage :

    Ouf ! J'ai réussi à me dégoter deux heures pour Ocean's 13 !

    Aparté : Rhôôôlala, ça ne va pas du tout ! Il faut que je me resaisisse (du bon pied) ! A quoi ça sert d'avoir une carte illimitée si c'est pour aller aussi peu voir de films ? Bon, allez, hop ! une bonne résolution de début d'été : essayer de combler un peu le retard pour clore ce démentiel tour du monde en 80 films.

    Fin de l'aparté, revenons-en à nos clooneries.

    Soyons sincères : la trilogie Ocean's..., c'est quoi ?
    - une bande d'acteurs un peu dans le potache et qui semble bien s'entendre ;
    - de beaux costards proprement taillés dans de jolis tissus ;
    - de l'humour, et parfois même du second degré (Nooooon ?! Si.) ;
    - de la goude musique ;
    - et Las Vegas avec sa légendaire humilité et son non moins légendaire bon goût.

    Force est de constater que le troisième opus ne déroge pas à la sainte recette. Même s'il est brillamment intitulé Ocean's 13 pour faire plaisir aux numérologues et aux joueurs du loto... Et aussi parce que Ocean's 11.3, c'est moyennement vendeur, ça fait logiciel (mon mari !), pas film.
    Même formule, donc, mais cette fois l'humour est un peu absent, ou poussif. Les doublages aussi, puisqu'il n'a pas été jugé bon de reprendre forcément les mêmes voix françaises (en tout cas, pour Saul, c'est un peu gênant). Ouais, je sais, la prochaine fois, j'aurais qu'à le voir en v.o. !

    Pas de doute, donc, le coup de génie du premier épisode s'est - sans véritable surprise - transformé en coup de pompe à fric. J'ai tellement été déçu par Ocean's 11.2 que j'avais un peu peur en allant voir son petit frère.

    Ben finalement, nonobstant les remarques précédentes et la nouvelle couleur de Pacino, j'ai bien aimé Ocean's 13.

    Sans doute parce qu'il revient aux sources. Oubliées les gaudrioles du numéro 2, on revient à l'origine, la surprise en moins (hélas). On revient même à l'origine de l'origine, tant Ocean's 13 ressemble au modèle de base, L'inconnu de Las Vegas, avec Frank Sinatra et le Rat Pack (Dean Martin, Sammy Davis Jr, Peter Lawford, Joey Bishop...). D'ailleurs les références à Sinatra sont légion dans le film, jusqu'au "This town" final. Et globalement Ocean's 13 reste un film d'hommes. Exit Julia Roberts et Catherine Zeta-Jones. Ellen Barkin hérite d'un rôle méchamment transparent ; m'enfin elle retrouve son vieux partenaire de Sea of love : Mélodie pour un meurtre, le maître Al Pacino.
    La composition de ce-dernier est assez jubilatoire, mais bizarrement c'est Andy Garcia (le vilain "récurrent") qui s'en tire le mieux, avec un temps de présence à l'écran pourtant dix fois inférieur.

    Comme le souligne la séquence où Clooney et Pitt se remémorent le Las Vegas de jadis, Ocean's13 est un film des années 50 tourné en 2000. Et pour un fan du Rat Pack comme moi, c'est ça qu'est bon !

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    June 24

    Entracte musico-cinématographique.

    Plutôt que de vous expliquer tardivement en long, en large et en travers (de porc) (de port ?) pourquoi j'ai bien aimé Pirates des Caraïbes 3 : jusqu'au bout du monde malgré ses longueurs, ses scènes bâclées, ses idées sacrifiées, ses personnages mal exploités et ses erreurs de mise en scène, j'ai décidé de fêter à la fois la Fête de la Musique et la Fête du Cinéma :