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May 28 Pirates des Caraïbes : jusqu'au mou de la bonde.60ème voyage :Je vous ferai le récit de ce passionnant et néanmoins jouissif voyage au pays des pirates, des esprits, des morts, de la bande-dessinée et de la maladie mentale dès lors que je serais remis de mes émotions, ce qui risque de prendre un certain temps. Cinéphage Fogg, gentleman illimité (qui n'a plus que vingt voyages à tirer !). May 21 Shinobi, hein, sans plus...59ème voyage :Film japonais + Roméo et Juliette + des ninjas et des samouraïs = trois bonnes raisons pour moi d'aller voir Shinobi, un film de Ten Shimoyama (m'était conté). En tout cas, des raisons ultra suffisantes pour le privilégier à tous les autres titres à l'écran. C'est vrai, ça, quoi, on n'a pas tous les jours une version nippone des amants de Vérone, dont les clans se zigouillent à grands coups de katana, shuriken, kusarigama et autres papillons enchantés ! Un spectacle pareil, du moins sur le papier, ça ne se râte pas. Me voilà donc, pendant 1h45, plongé dans le Japon des Shoguns mais sans Richard Chamberlain (ouf !), quelque part dans le XVIIème siècle. Japon un peu improbable par rapport à celui des livres d'Histoire, mais bon, c'est un film, pas une conférence, donc on s'en fout. Deux clans de tueurs professionnels (les Shinobis) se livrent une guerre ancestrale et sont sur le point de reprendre les hostilités alors que les héritiers des deux familles (une déesse au regard ravageur et un jeune coq qui en a la coiffure, à moins qu'il ne soit singulièrement avant-gardiste et qu'il ait débuté sa période punk) s'aiment d'un amour impossible, et bla bla bla... La suite, vous pouvez aisément la deviner, on n'a rien inventé depuis Shakespeare. Ensuite ? Ben, ensuite, on nage en plein jeu vidéo... Je ne sais pas si cela est dû au fait que shinobi, en japonais, peut se traduire par "fantôme", mais le scénario part effectivement dans les limbes brumeuses de l'oubli et fait place à une succession de combats tout droit sortis de X-men. Oubliées les figures historiques qui servent ici de prétexte au lancement du film (Tokugawa Ieyasu, Munenori Yagyu ou Hattori Hanzo), la suite, c'est bonjour la science-fiction ! L'affrontement des cinq champions de chaque clan donne lieu à des scènes croquignolesques. Je ne résiste pas au plaisir de vous donner la composition des deux dream teams : A ma gauche, l'équipe bleue, celle de la déesse "Regard qui tue" : un Spiderman, un Wolverine, un Connor MacLeod et une Marie-pisse-trois-gouttes. Je vous l'avais dit : on est en plein délire. Lequel délire est accompagné d'effets visuels à la Matrix/Tigre et dragon et d'une mise en scène typiquement japonaise. Avec, en guise de bouquet final, une chanson digne de l'Eurovision. Je reconnaîs que le mélange est parfois un peu lourd, et qu'il peut même agacer. Mais bon, finalement, dans le genre on a vu pire... Cinéphage Fogg, gentleman illimité. May 07 Trop cher payé.58ème voyage :Hier, j'ai vu une daube, une vraie, une belle, une pittoresque. Mais non, je ne vous parle pas de la soirée électorale ! Quoique la présence dans Le prix à payer de Christian Clavier n'a pas été sans m'évoquer autre chose, mais là n'est pas le propos (je n'avais pas prévu une journée "thématique" !). Revenons-en au film. Ou au truc supposé tel. Affiche sympathique. A côté du Jacquouille, deux pointures : Nathalie Baye et Gérard Lanvin. Un peu plus loin (malheureusement, car le rôle est assez mal développé), la lumineusissime Géraldine Pailhas, qui ne me fait plus douter, à chacune de ses apparitions, que Dieu existe. Hélas, cela ne suffit pas à sauver du désastre cette pauvre histoire de deux couples enlisés dans le quotidien, qui nous rejoue en miroir la comparaison bourge-prolo. Avec pour fil conducteur extra-light cette phrase : "Pas de cul, pas de fric" ; argument dont la minceur ferait pâlir d'envie n'importe quel spécialiste de chez Weight Watchers. Ce jeu de massacre, sensé nous éclairer sur la décrépitude inévitable du couple, se transforme dès les premières minutes en un catalogue de poncifs et de dialogues ineptes, et réussit l'exploit d'être la comédie la moins drôle de l'année. Les effets répétitifs du scénario finissent par être lourds et lassants. Même Lanvin, tout en biceps, tête de constipé et profonds soupirs, n'arrive pas à se sortir de cette mélasse malodorante. Rien ne peut sauver ce film détestable et navrant. Malgré la délicieuse Géraldine Pailhas, Le prix à payer ne vaut pas une roupie.
Cinéphage Fogg, gentleman illimité. May 02 Elvis n'est pas mort, et il bouge encore !Pour poursuivre dans la métaphore égyptienne, un bon conseil : si vous n'avez pas encore vu Bubba Ho-Tep, débrouillez-vous pour vous le dégoter et croyez-moi sur parole : C'EST DU BON !
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