Cinéphage Fogg's profileLes voyages de Cinéphage...PhotosBlogLists Tools Help

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    March 22

    Le secret des connards volants.

    52ème voyage :

    Pour ce nouveau voyage, je suis venu à pieds, par la Chine. La Chine. Berceau de la civilisation. Monde où s'entremêlent la beauté et l'harmonie, les vases Ming et les rouleaux de printemps. Bref, la Chine. La Chine qui est aussi capable de nous balancer des films comme La cité interdite.

    C'est l'histoire shakespearienne d'un roi, de sa seconde épouse et de ses trois fils, plus toute une tripotée de secrets d'alcôve, de complots et de tentatives d'empoisonnement qui feraient passer les Borgia pour des amateurs. Malgré les efforts didactiques pour attacher une symbolique colorée ou emblématique à chaque "camp", on finit par s'y perdre un peu entre les différentes casaques. Mais bon, ce n'est pas grave puisque ce petit monde habite la fameuse cité interdite qui les enferme, les broie, voire même les tue de temps en temps. Le tout filmé exactement comme les productions du même acabit (Tigre et dragon, Hero, Le secret des poignards volants...), c'est-à-dire avec force effets de couleurs, des plans très léchés et une musique omniprésente. Ce qui m'a d'ailleurs fait dire, en fin de séance, à la question "Tu as trouvé ça comment ?" : "Ben... euh... joli." Avant d'ajouter "lourd", "pontifiant" et "sans âme".

    Sans âme parce que le réalisateur Zhang Yimou (déjà auteur du médiocre Secret des poignards volants) nous fait un patchwork visuel où il emprunte à tout-va, tant au cinéma qu'au théâtre. On y voit en vrac des morceaux de Phèdre, du Roi Lear, de La reine Margot version Patrice Chéreau, de la bataille du gouffre de Helm dans Le seigneur des anneaux... j'en passe et pas forcément des meilleurs. La palme revenant aux Nazes-Gûls du pauvre, qui rejoignent presque la course aux bisons de Wu Ji, la légende des cavaliers du vents au panthéon des scènes ridicules. Dans le genre, il y a une autre scène du film qui pourrait s'intituler "Sankukaï au palais du bonheur céleste" (note pour le futur DVD). Pour celle-ci, vous n'avez pas intérêt à avoir les dents fragiles, parce que le frottement de l'acier des épées, c'est presque pire que le crissement de la craie de Madame Dufignol sur le tableau noir, en CM1.

    Non, décidément, Monsieur Zhang est devenu Yimou-du-genou. Son cinéma n'a plus l'originalité et la force du Sorgho rouge ou de Hero. Non content de manger à tous les râteliers, il nous inflige des ralentis dégoulinants et des effets de cheveux de-chez-Loréal qui finissent de gâcher son film. Tant de sueur, de larmes et de sang pour si peu, il y a effectivement de quoi rester interdit. Heureusement qu'il y a du monde au balcon (de la reine aux dames de compagnie), ça fait un peu passer le temps...

    Après ça, je peux partir tranquille pour une bonne semaine de vacances !

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    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

    March 15

    Chanteur blanc, coeur noir (ou l'inverse !).

     
    Voilà un doux dingue selon mon coeur !
     
      
    March 14

    L'hymne à la Môme.

    51ème voyage :

    Si le cinéma n'était qu'équations mathématiques, certaines feraient frémir. Genre Les rivières pourpres 2 + Taxi / Les jolies choses = ? Brrrrrrrrr.

    Heureusement, ce type d'équation possède aussi son antithèse : Le petit Poucet + Jeux d'enfants / Un long dimanche de fiançailles = ?

    = ?

    La Môme.

    Oui, bon, d'accord, je vais un peu vite en besogne et ce raccourci est indigne de moi. Mais force m'est tout de même de constater que l'association Dahan - Cotillard m'inquiétait quelque peu, vu leurs parcours respectifs. Une fois encore, j'ai eu tort de m'inquiéter.

    C'est rigolo, quand j'en discute avec les uns et les autres, je m'aperçois qu'on a tous un souvenir avec Edith Piaf. C'est sûrement son seul point commun avec Claude "Monsieur 220 volts" François. Sauf que pour l'Edith, ce n'est pas nécessairement lié à son décès (quoi que mourir le même jour que Cocteau, c'est pas de bol). Un souvenir, un instant précis, une musique. Le mien n'est pas si vieux, puisqu'il remonte à l'année dernière. C'était à Istanbul, dans le quartier à touristes, à la terrasse d'un petit troquet fort sympathique. On était parti pour y boire un thé à la pomme et manger des baklavas ; on a fini par y dîner. Le serveur (patron ?) a discuté un peu avec nous. Super bon contact. Tiens ? Des Français ? Ca a fait ni une ni deux, il a filé dans sa boutique pour changer l'accompagnement musical. Et nous voilà en plein coeur d'Istanbul, avec une vue imprenable sur la Mosquée bleue, en train d'écouter "Quaaaaand il me prend dans ses braaaaaaas, qu'il me parrrrrle tout baaaaaas, je vois la vie en rooooooseuh". Tout d'un coup on s'était téléporté au Sacré-Coeur ! Et je ne parle même pas de la trombine médusée des passants qui trouvaient décidément que Piaf ne faisait pas très raccord avec les autres accompagnements musicaux de la rue et l'appel du muezzin.

    Avant cet épisode, qui est doucement en train de se teinter de nostalgie, je dois avouer que la môme Piaf, j'en avais un peu rien à cirer. A part peut-être L'hymne à l'amour... C'est curieux comme certains événements, plus ou moins importants, éveillent votre curiosité et finissent par vous ouvrir les portes d'un nouvel univers. Je suis tombé amoureux des chansons de Brel en même temps que d'une adorable blondinette au lycée. La blondinette s'est évaporée, Brel est resté. Pareil un peu plus tard avec Gainsbourg (et une brunette). Grâce à une amie (châtain foncé) j'ai découvert Boris Vian. Il me fallait sans doute La Môme pour redécouvrir Piaf.

    Bon, c'est vrai, il y a bien ce montage en puzzle et ces horripilants mouvements de caméra qui sont un peu raides au début. Mais on s'y fait, et on se laisse emporter (par la foule, qui nous traîne, nous entraîne, dans une folle farandole), tant la reconstitution des différentes époques et l'interprétation sont exceptionnelles.

    La Môme, c'est d'abord, surtout et plus que tout Marion Cotillard. Beaucoup l'ont déjà dit, et je mêle ma voix à ce concert de louanges : Cotillard ne joue pas Edith Piaf, elle EST Edith Piaf. Une interprétation à rafler tous les prix. Incroyable. On a du mal à croire qu'elle chante en play-back. La gouaille, la gestuelle, les yeux globuleux comme des balles de golf, le dos voûté et les robes noires (même qu'on dirait Caliméro)... tout y est. Et Dahan a su l'entourer, sa môme. Aux poids lourds habituels (catégorie Depardieu), il a ajouté les poids légers qui explosent à l'écran : Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Rouve... Mais il y en a trois qui ont particulièrement retenu mon attention : Pascal Greggory, dans un rôle touchant et essentiel, fait une nouvelle fois preuve de l'étendue de son talent (à jouer autre chose que des salauds). Jean-Pierre Martins, débarqué d'on-ne-sait-quelle-planète, impose un Cerdan charismatique et tendre (mais d'où y sort, c'bô gosse ? Ca devrait être interdit d'être balancé comme ça ! Et on le dirait évadé d'un film à Ventura ! Je le hais !). Enfin, il y a la délicieuse Sylvie Testud, dont je ne pourrais dire en quelques mots tout le bien que je pense d'elle, d'abord parce que ce serait en-deça de la réalité et ensuite parce que cela risquerait de trahir le secret amour dont je brûle pour elle (Oups !).

    Je connais pas suffisamment l'histoire de Piaf pour pouvoir dire si la réalité a été respectée, ou si, au contraire, des passages sont romancés. Mais une chose est sûre, le portrait que nous livre Olivier Dahan est à la fois bouleversant et sans complaisance. Pas souple, Edith, lorsque le succès lui monte à la tête (ne même temps que la drogue) ou quand elle tombe malade ; mais terriblement attendrissante quand elle monte sur scène pour la première fois ou qu'elle tombe en amour de son Marcel de boxeur. Monter, tomber, remonter... sa vie n'aura été que ça.

    Bref, à la fin (que vous connaissez sans doute déjà un peu ; y a pas vraiment de suspense), quand on nous envoie Je ne regrette rien en pleine poire et plein pot, avec un savant mélange d'images allant du dernier récital au lit de mort d'Edith, eh bien vous avez une sale boule dans l'estomac, et bizarrement plus rien à dire. Le dentier plombé par l'émotion, j'ai repris ma petite auto et ma petite vie, avec, pour l'accompagner, quelques échos de chansons que je n'écouterai plus jamais de la même façon.

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    (Marion Cotillard et sa tête de Piaf)

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

    La chute.

     
    Ce matin, à la radio, j'ai entendu que les Asiatiques avaient leurs bourses qui dégringolaient. Mal réveillé, je n'ai pas su si c'était la rubrique économie ou la rubrique santé.  Si quelqu'un peut m'en dire un peu plus...
    Bonne journée.
    Mouhahaha !
     
    March 13

    Autant en emporte le vent qu'à la fin il va falloir plier les gaules.

     
    Après toutes les bonnes nouvelles dont on nous a gratifiés lors de la dernière réunion générale du boulot, c'est drôle, j'avais comme une petite chanson dans la tête. Et elle disait :
     
      
    Mais bon, en même temps, moi, ce serait plutôt la Bretagne...

    Qu'on le jette aux crocodiles !!!

     
    Depuis hier, on a un p'tit nouveau à la boîte.
     
    Quand je dis "petit", c'est parce qu'il est tout neuf, encore dans son emballage et qu'il n'a pas encore servi. Touchant comme l'oisillon qui vient de naître. On n'en est pas loin : il sort à peine de l'école. A côté de lui, je fais figure d'antiquité. Compte tenu de la moyenne d'âge, je passais déjà pour "Pappy" Boyington ; là, ça y est, j'ai presque un pied dans la tombe. Je me dis que je pourrais être son grand-père.
    Mais ce qui me fait surtout doucement rigoler, c'est que les nénettes du boulot se sont jetées sur lui comme la vérole sur le bas-clergé. Miam ! Du sang neuf, du jarret frais, du croupion tendre... Faudrait vraiment pas louper ça ! Même imberbe, c'est bon à prendre ! On aurait dit des vampires qui n'ont pas bouffé depuis six mois.
     
    Comment ?
     
    Moi ? Jaloux ?
     
    Ben non, même pas. J'ai eu droit à ce moment d'éphémère gloire il y a plus d'un an.
     
    Depuis, j'ai acheté des gousses d'ail.
     
    BEAUCOUP.
     
    (Il est où le magneau ?)
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    PS (c'est le cas de le dire) : L'on m'a fait remarquer - à juste titre - que mes caricatures politiques canonnaient actuellement davatange à tribord qu'à babord. Dans un souci suisse de neutralité, et parce qu'il y a autant de connerie des deux côtés, je vais m'employer à rectifier le tir. Je garde donc mes sabords bien ouverts...
     
     
    March 12

    Sheerac, pour dire "Je t'aime".

     
    Quelqu'un qui dit publiquement qu'il m'aime, comme ça, forcément, ça m'émeut (m'émeuuuuh, parce que c'était le Salon de l'agriculture...).
     
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    Les grandes vacances (pour tout le monde).

     
    Bon, ayé, il l'a dit, il s'en va.
    Mais où va-t-il aller ?
    Ah oui, j'y suis : au Camping des Flots Bleus !!!
     

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    March 08

    Grosse Raideur.

    50ème voyage :

    Afin de poursuivre la thématique "cheval" commencée lors des deux voyages précédents (après ceux de Mathilde Belle-du-Seigner et ceux - sous le capot - de Taxi 4), je suis allé voir Ghost Rider. Vous pouvez prononcer "Daube Raïdeur", ça marche aussi.

    Mais quel rapport avec le cheval, objecterez-vous.

    Le rapport n'est pas la rutilante et néanmoins pétaradante Harley Davidson du fameux raïdeur, mais bien dans la tronche de cheval de trait que nous tire Nicolas Cage pendant tout le film. Il est vrai que le scénario - Oups ! J'ai dit un gros mot ! - l'oblige à se trimballer une bonne partie du temps avec une face de revenant et, comme si cela ne suffisait pas, le feu aux cheveux. De là à dire que Nicolas Cage est un flambard, il n'y a qu'un pas. (Bon, alors, celle-là, elle est faite...)

    Donc, dans Ghost Rider, Nicolas s'appelle Johnny Niaize, ou un truc dans le genre, et il est cascadeur. Cascadeur... Quand on voit le choix de ses rôles, on se dit que ce n'est pas si loin de la réalité. Mais enfin bref... Le Johnny est donc un brillant cascadeur, à qui tout réussit. Et vas-y que je saute avec ma grosse moto par-dessus des hélicoptères... Tout feu, tout flamme, le mec. Jusqu'au jour où le Diable en personne (Peter Fonda, déguisé en Empereur Palpatine, c'est vrai qu'il fait vââââch'ment peur) vient lui rappeler que hé oh t'as signé un pacte avec moi vieux ! Aaaaaaaargh, enfer et putréfaction ! V'là donc le Johnny qui, la nuit venue, se transforme en squelette habillé cuir et chevauche une Harley pour aller faire leur fête aux ennemis de son patron (encore plus méchants que le Diable, je vous laisse imaginer l'angoisse...). Mais, comme les feux étaient en option sur sa bécane et que le Diable, en ce moment, il n'a pas trop les moyens, il a fallu trouver un substitut pour que le raïdeur soit bien visible la nuit. On lui a donc foutu le feu, non pas aux fesses, mais à la tête. Sauf que lui, ça ne le rend pas heureux (surtout pour draguer la minette de service, avouez que c'est moyen, le côté allumeur). Alors il lutte, avec ses petits poings serrés, contre cette terrrrrrible malédiction. Et ça devient... SHAKESPEARIEN !

    Imaginez le bras droit de Lucifer, paupières lourdes, regard bovin et lèvre inférieure pendante, qui passe son temps à parler à son miroir. On ne sait pas trop à quoi ça lui sert, mais le miroir a tellement les chocottes qu'il n'ose pas répondre (surtout qu'en plus, le miroir, lui, il sait qu'il n'est pas dans un remake de Blanche Neige et les sept nains). Alors, Johnnicolas va chercher au plus profond de son être personnel à lui qu'il a à l'intérieur la Force pour s'arrêter de fumer. Dans un geste semblable à celui d'Hamlet, il déclame en regardant sa main vide droit dans les yeux : "Je parle au feu qui est à l'intérieur de moi". C'est bô. En France, on appelle ça une gastroentérite, voire la chiasse. Y a pas à dire, ce sont des poètes, ces Américains.

    Même chose lorsqu'il décide de faire la grève du briquet et qu'il est bien décidé à ne plus suivre les cadences infernales que lui impose son patron. Il tend son index moite vers Méphisto (déjà, ce n'est pas l'index qu'il fallait lui tendre, mais bon...) et, comme César prononçant "Tu quoque ?", il s'exclame : "Toi !". Ben oui, c'est logique, c'est un héros de chez Marveul quand même ! N'importe qui d'autre aurait décampé, fait un signe de croix ou joué du xylophone sur ses dents, mais Johnny Naze, non. Lui, il regarde Belzébuth droit dans les yeux (comme la main de tout-à-l'heure) et il lui dit : "Toi !" A balancer des répliques aussi inoubliables, on ne doute plus que Nicolas Cage ait été touché par une gracieuse foudre (devenant ainsi le fameux Cage de Faraday, cqfd).

    En fait, le seul truc vraiment profond dans ce film, c'est le décolleté de l'actrice principale (Eva Mendes), une utilité qui brûle d'amour pour le raïdeur, lequel passe le film à essayer de l'embraser, sans succès. On peut être la main droite du Diable et avoir des problèmes avec les filles, c'est rassurant.

    Ghost Rider pousse les limites du ridicule encore un peu plus loin qu'Underworld, ce qui relève véritablement de l'exploit. A part la version rock'n'roll du classique "Riders in the sky", il n'y a rien à sauver. Il n'a même pas le côté kitch de Bouffie contre les vampires, c'est désolant.

    A voir pour comprendre comment on passe d'un comic book à un comique film (involontairement). Il y a certainement plein d'autres choses à voir en ce moment au ciné...

     

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    (Kêstâ ? Tu veux ma photo ? Tête de môrt !)

    March 06

    Un taxi pour out.

    49ème voyage :

    Repoussant toujours plus loin les limites du possible, je suis allé voir Taxi 4. En fait, j'aurais dû appeler ce blog "Les aventuriers du film perdu" ou "Bretonnia Jones et le film maudit". Parce que là, ce n'est plus un voyage, c'est l'aventure ! 

    Certes, la "mécanique" Taxi est bien huilée. C'est toujours le même réalisateur, Gérard Krawczyk (et là je suis super content que ma chronique ne soit pas orale !), qui pilote. On a toujours des empilements de bagnoles - si possible de pandores - comme au bon vieux temps des Blues Brothers, et la même équipe de joyeux comédiens, excepté le petit oiseau Cotillard qui a quitté le nid pour aller faire la môme ailleurs. Pour la quatrième fois, le génial Bernard Farcy se glisse avec délectation dans le costume du commissaire Gibert et accumule les gags de plus en plus improbables, le point culminant se situant entre la scène de torture au Jacques Brel et le remake sarkoziste de Rambo 2. Bref, c'est du lourd, qui ne donne pas forcément l'image la plus positive des Marseillais, et encore moins de nos perdreaux.

    Comme les opus (comme le marché... opus) précédents avaient usé leur stock d'Allemands, Japonais et autres Chinois, cette fois-ci les méchants sont... des Belges ! Et malgré la présence réjouissante de l'acteur François Damiens (le Raymond Pelletier d'OSS 117, Le Caire, nid d'espions), c'est bien la preuve qu'on arrive au bout d'une formule usée jusqu'à la courroie de distribution.

    Car si, pour certains (suivez mon regard), c'est le verre qui est de trop, ce quatrième épisode est sans nul doute le Taxi de trop ! Besson (le producteur, ndr) l'a dit lui-même en interview, il a fait ce film pour "sauver" son copain Samy Naceri, qui commençait déjà à partir à la dérive. Aaaah, mais il fallait nous le dire ! C'est pas Taxi 4 alors, c'est Sauvez Samy !!! On connaissait déjà l'intérêt de Besson pour la faune aquatique, mais là... c'est assez. Il est fatigué, le Samy, complètement out, plus du tout dans son personnage. Ni lui, ni le scénario mollasson, ni les dialogues fadasses et encore moins les sketches poussifs ne peuvent être sauvés.

    Taxi 4 est un suicide collectif et, en dépit des avantages de la sculpturale Emma Sjoberg, n'est pas parvenu à déclencher le radar de mon intérêt. Quand on a roulé trop longtemps, il est bon de savoir s'arrêter. (Cette chronique a reçu le soutien de la Sécurité routière.)

     

    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

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    March 05

    A l'Est, rien de nouveau.

     
    Il a fait un temps splendide ce dimanche sur Strasbourg-city. L'heure pour le con-valescent que je suis de mettre le nez dehors et de constater que les cigognes étaient déjà là, fidèles au poste...
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    J'ai même observé qu'il y avait des cigognes-proctologues, ce qui prouve un haut degré de connaissance scientifique chez cette attachante bestiole :
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    Il y a aussi d'autres animaux rigolos dans la région, mais j'avoue avoir eu un peu de mal à définir ce que c'était :
     

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    Par contre, l'Alsacien cherche toujours à se démarquer. Partout en France, il y a des horodateurs, BEN PAS ICI !
     

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    Et dîtes-vous bien qu'en règle générale, l'Alsacien sera toujours plus fort que vous... surtout pour sortir des mots de français que personne n'utilise (l'Alsacien a un petit côté québécois) :
     

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    (Message personnel : Marina, si tu arrives à dégoter des photos de kangourous stomacologues dans le parc du château de Chantilly, tu as ma parole que je les mettrai en ligne sur ce blog !)

    Crazy Kung Fu.

     
    Les arts martiaux à la sauce québécoise, c'est imparable. La preuve ici : http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=46
     
    Un énôôôôôôôôôrme merci à l'indispensable Zabouchka pour le lien.
    Et une dédicace spéciale à Spoogue et Glou Glou... pour les souvenirs ! ^_^
     
    Sayonara !
     
    Fogg-san.

    Danse avec les chwals.

    48ème voyage :

    Alors que le Salon de l'agriculture bat son plein, je me suis dit que je devais apporter un soutien fort et remarquable au monde rural. J'ai donc décidé d'aller voir Danse avec lui, un film entièrement centré autour des bourrins chevaux. La preuve : c'est Mathilde Seigner qui en tient la vedette (mérite votre confiance).

    Après avoir dressé les moutons et les campeurs, la fougueuse Mathilde nous gratifie d'une composition de femme battante dont le destin a été bouleversé par une chute de cheval (et quelques petits trucs à côté aussi, mais ce serait un peu long...). Comme dirait ma grand-mère, "Quand on est tombé de cheval, il ne faut pas avoir peur et remonter à vélo." C'est ce que fait la Mathilde (qu'est reviendue), sous la houlette d'un professeur exigeant mais philosophe, l'impressionnant Sami Frey, formidable dans son interprétation de Yoda des haras. Le tout orchestré par Valérie Guignabodet, qui, jusqu'à présent, avait plutôt excellé dans la comédie grasse avec Monique - où Dupontel dressait une poupée gonflable - et Mariages ! - où Dujardin essayait de dresser une poupée gonflante (déjà Mathilde Seigner !). Elle doit en être fière de Mariages !, la Valérie, car elle se permet un clin d'oeil à ce titre-phare dans Danse avec lui, alors que les deux films n'ont franchement rien à voir (heureusement pour ce-dernier).

    En parlant de lourdeurs, le film de Valérie Guignabodet (baudet... on reste dans le rural), n'en est pas exempt, tant il est vrai qu'on finit par ne plus savoir s'il est sponsorisé par Bigard (les boucheries, hein, pas le pseudo-comique), la Sécurité routière, Manpower ou Sloggi. Mais qu'importe ! On ne peut décemment pas dire QUE du mal d'un film qui nous permet d'admirer aussi souvent les aimables rondeurs de Mathilde Seigner.

    Il y a aussi plein de jolies choses dans Danse avec lui, même si, comme moi, on n'y connaît rien en chwal. Ce film dégage suffisamment d'émotion pour nous emporter avec lui pendant presque deux heures, nous donner envie de monter à cheval pour de longues promenades en campagne et arrêter un peu le rythme effréné de nos journées urbaines. C'est bien cela qui compte, n'est-ce pas ? (Aaaaaaaaaaah, je veux des vacances !!!)

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    Cinéphage Fogg, gentleman illimité.

    March 04

    Soleil vert.

     
    Dernier Salon de l'agriculture pour Jacques C.
     

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    Cinéphage Fogg, a.k.a. Foideber.

    Le bal des nazes.

     
    Polna's back ! Tous aux abris !!!
     

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    Cinéphage Fogg, a.k.a. Foideber.
    March 02

    RMC, le piège des profondeurs.

     

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    En tout cas, cette année, à gauche comme à droite, on ne va pas manquer de maillons faibles !

    Cinéphage Fogg, a.k.a. Foideber

     

    March 01

    Le travail, c'est la santé, gné, gné, gné (poil aux pieds !)

     
    Il ne manquait plus que ça ! Non content de ne plus avoir le temps d'aller au cinéma, me voici coincé à la maison par un virus malfaisant et sournois. Mais voyons le bon côté des choses : pendant ce temps-là, je ne suis pas au travail. D'ailleurs cela confirme ce que je pensais : j'en viens à préférer douleurs et tremblements, plutôt que l'enfermement communautaire de mon boulot.
    Pour autant, je n'ose pas trop me plaindre. Y a pire.
    C'est dur pour tout l'monde.
    Ma brave dame.
    Tenez, j'en veux pour preuve cet héroïque et néanmoins émouvant récit que je dois à une rencontre lors de l'un de mes nombreux périples. Une brève mais fondamentale rencontre. Une femme d'exception - d'autant plus exceptionnelle qu'elle a la patience infinie et le courage inconscient d'être mon amie - qui exerce son ministère dans une agence de nains terrims. Voici ce qu'elle me racontait récemment :
     
    "Lorsque l’on postule dans le travail temporaire, on n’imagine à peine toutes les ressources personnelles que cela peut demander.
    Chaque jour, vous devez soigner l’accueil auprès des intérimaires, des postulants, des entreprises. Avoir le sourire, une énergie communicative, être à l’écoute de chacun et surtout réactif. Bref être au top du top tout le temps.
     
    Lorsque les entreprises nous appellent, nous devons répondre au mieux à leurs attentes et trouver du personnel dans un délai relativement court, voire dans l’urgence la plus complète. Mais ça c’est notre boulot, tout va bien.
     
    Nous avons des tonnes de CV d’intérimaires avec qui nous nous sommes entretenus sur les différents secteurs d’activités et emplois que nous proposions, mais surtout, définis ensemble dans quel secteur ils souhaitaient travailler et quels postes leur convenaient le mieux. Une fois toutes ces infos en main, on peut penser que trouver du personnel adéquat aux entreprises est relativement simple. Bah non ! C’est ce qui fait tout le charme des ressources humaines (on peut même remplacer le mot "humaines" par "aléatoires", c’est un synonyme).
     
    Un appel d’une entreprise. Une commande. La chasse aux intérimaires est ouverte. C’est alors que commence le recrutement, les heures d’appel, des centaines de messages laissés sur répondeurs, les interminables descriptions de postes, des minutes de verbiage pour s’entendre dire : « Oh bah non demain je peux pas j’ai piscine » ou « Bah j’ai des papiers à faire » (un grand classique), ou encore « De quoi l’agro ? Nan ça m’intéresse pas ».
     
    Et là, après des dizaines de coups de fil, vous avez une réponse positive. Allez Louia !  Vous calez un rdv avec votre candidat(e) à l’agence pour compléter un dossier, lui expliquer où se situe l’entreprise, quelle personne sera là pour l’accueillir, vous complétez au passage votre description de poste en donnant des détails sur l’environnement dans lequel votre intérimaire va évoluer.
    Bref tout motivé(e) qu’il ou elle est, il/elle nous promet sur la tête d’un proche (paix à son âme) qu’il sera l’employé(e) de l’année (dans nos têtes, ces mots résonnent différemment et ça donnent cette pensée hautement philosophique : "Bah voyons").
     
    Parfois nous avons d’agréables surprises avec des intérimaires sur lesquels on n'aurait pas parié notre chemise qui tiennent le coup, mais aussi de très très désagréables surprises avec des personnes à qui l’on aurait donné le bon Dieu sans confession.
    Comme ce midi par exemple, avec un jeune homme qui nous a planté une mission de plusieurs mois, au bout de 2 jours seulement de boulot, car il a trouvé mieux et plus près de chez lui, dans un hypermarché m’a-t-il dit. Forcément, ça me déçoit un peu mais bon je me réjouis pour lui d’avoir trouvé un emploi, donc je lui demande quel type d’emploi et voici sa réponse : un inventaire d’une journée. C’est trop mes nerfs craquent. Bien évidemment, je lui dis ma façon de penser mais avec toujours une certaine retenue. (Et même temps, je pense à toutes sortes de tortures que je pourrais lui faire, et bizarrement une idée en amenant une autre vous devenez ni plus ni moins que l’inventrice de l’année et vous pouvez même faire éditer des bouquins avec en titres : "Mes plus belles tortures", "1000 et 1 tortures", "Comment réaliser une torture" !!!)
     
    Ah oui, j’ajouterais dans la liste des qualités à avoir lorsque l’on travaille dans l’intérim : la patience et des nerfs d’acier !!"
     
    Bon, ben mouâ, j'arrête de râler et je retourne sous la couette !